Comme précisé dans mon article sur F-Zero sur SNES, la première apparition des personnages de la saga n’est pas dans le premier jeu mais bien dans F-Zero X sur Nintendo 64. Dans le premier opus, les véhicules sont impersonnels et leurs occupants ne sont présents que dans le manuel d’utilisation illustré par une petite BD. A un an près, la première apparition officielle de Captain Falcon aurait donc pu être dans Super Smash Bros. et non dans sa propre saga.
Originellement constitué de 4 pilotes, le roster s’étend a 26 personnages, chacun ayant son propre véhicule, histoire, etc… ce qui constitue une expansion assez conséquente avec un des plus gros cast dans un jeu de course pour l’époque (voire même encore aujourd’hui, en dehors des jeux de kart). Peut-être par opportunité ou manque d’inspiration, certains de ces pilotes sont des hommages a l’histoire de Nintendo.
Le plus évident est James McCloud. Calqué sur le père du héros iconique de la série Starfox, Fox McCloud, James est une retranscription conforme du personnage dans l’univers de F-Zero, devenant un humain au passage (alors qu’il existe des hommes loup dans cet univers, mais bon). Il est également un pilote de vaisseau spatial, chef de l’escouade « Galaxy Dogs », et entre dans le championnat pour supporter sa famille (il a un fils). On peut pas faire plus rentre dedans.




Le véhicule piloté par James Mc Cloud est une version modifiée de l’Arwing, vaisseau iconique de l’équipage Starfox. Il est même précisé dans F-Zero X qu’il s’agit d’une version terrestre du vaisseau spatial utilisé par James pour ses missions.


Je ne peux m’empêcher de partager son thème musical, issu de F-Zero GX, que n’auraient pas reniés Iron Maiden.
La prochaine référence est un peu plus subtile.

Mr EAD est un androïde crée par une entreprise mystérieuse basée a Kyoto. Son but : être le pilote parfait. Il aime la nourriture italienne, aimerait porter des salopettes. Son vaisseau, le « Great Star », a été désigné par le fameux ingénieur Shiggs Mapone, et est constitué des pièces de rechange de son frère.
Si vous n’avez pas encore compris qui est ce personnage, c’est simple : il s’agit d’un robot basé sur le fameux plombier italien. EAD est le nom du département de développement créateur de la saga F-Zero parmi tant d’autres (Nintendo Entertainment Analysis and Development), et Shiggs Mapone est une référence a Shigeru Miyamoto, le créateur de Mario. Kyoto est évidemment le lieu de naissance de Nintendo.
Au delà de la moustache emblématique et de l’étoile en guise de ceinture, on peut souligner le côté assez malsain du véhicule qui est en fait l’homologue de Luigi (le vaisseau étant le frère de Mr EAD). Le vaisseau est aux couleurs de la Gamecube, qui n’existait pas encore lors de la création du personnage (il est identique sur Nintendo 64). Je ne sais pas quand la couleur a été choisie pour la console mais vu que la Dolphin (l’ancien nom de la Gamecube) a vraisemblablement commencé son développement peu après la sortie de F-Zero X (ou au maximum la même année) il s’agit surement d’un heureux hasard. On peut observer aussi le côté « cubique » assez similaire.


Sa cinématique spéciale de F-Zero GX fait référence a Princesse Peach et sa passion pour les gâteaux a la fraise.
D’ailleurs, dans l’anime F-Zero : Falcon Densetsu, il s’habille en la fameuse princesse du royaume champignon (c’est plus marrant si je n’explique pas le contexte).


F-Zero X est aussi connu pour sa dernière coupe, la « X-Cup » qui est un mode procédural où chaque course se crée au hasard au fur et à mesure de l’avancement du pilote. Même si les courses ne sont pas très élaborées ainsi, cette option offre une durée de vie quasi infinie. Dans le même genre, Exitebike 64 et Resident Evil 2 sur la même console ont également des modes similaires.
Je laisse pour les mélomanes l’OST du jeu en version remix, un album officiel sorti en 1999. Une bande son trop souvent sous estimée, que je trouve supérieure a celle de sa suite.
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