The King of Fighters (1994-2003)

L’épisode final de la saga Orochi ! 31 personnages jouables, dont 9 nouveaux.

Peut-être en relation avec l’étalage de lore de l’année précédente, les personnages ont maintenant un système semi-caché de « relations sociales », selon leurs affinités connues, qui permettra d’activer des intéractions spéciales dans les combats en rapports aux trois membres de notre équipe. Un menu caché permet de le deviner via des smileys plus ou moins contents, mais la manière la plus sympa a mon avis est de connaitre sur le bout des doigts l’univers étendu de la saga (ce qui n’est pas très compliqué en soit) pour savoir quels personnages s’entendent le mieux ensemble. Par exemple, les héros issus de Fatal Fury s’aideront mutuellement (Terry, Andy, Joe, Mai, Mary). Par contre, ils n’aideront jamais leurs ennemis issus de la même série (Billy, Yamazaki) ; cela va sans dire qu’on est souvent désavantagé en utilisant un méchant, mais c’est ce qui en fait tout le sel !

Ce système sera retiré après le premier KOF 98, sans doute car il rajoutait un élément trop aléatoire pour faciliter un bon équilibrage des combats.

Pour la première fois depuis le début de la série, la team « canonique » n’est pas la team « Hero » mais une nouvelle équipe cachée, la « Three Sacred Treasure ». Dans la première fin, Orochi est vaincu avant d’avoir atteint sa puissance maximale et Kyo et Iori s’affrontent en 1vs1 un duel final. Dans la fin cachée, Kyo et Iori se sacrifient pour tuer Orochi pour de bon, et la dernière image montre les dernières pensées de Kyo pour sa petite amie, Yuki. Chamboulant complétement les attentes du joueur habitué aux fins heureuses, le destin de notre duo restera totalement inconnu pour un bon moment.

Longplay avec la vraie fin.

De part son rythme de sortie annuelle, le mystère sur la fin du jeu précédent restera entier pendant un an, en attendant la sortie de la suite. Un an? Et bien non, ce sera deux ! Le nouvel épisode, KOF 98, introduit le concept de « Dream Match », c’est à dire la présence des personnages des jeux précédents sans aucune cohérence avec l’intrigue, comme la team « USA » de KOF 94 qui fait son retour, et Rugal qui revient comme boss final. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de la série, mais il faut jouer au portage PS2 (et Steam) qui rajoute tous les boss manquants, ainsi que les quelques personnages abandonnés en court de route. 45 personnage en tout, et 64 dans la version PS2/Steam !


K’ (prononcer K-Dash) est le nouveau héros de la saga suite a la mort supposée de Kyo. Héros taciturne au passé inconnu, il s’engouffre dans un imbroglio de clones en tous genres sur fond de complot. 31 personnages dans cet épisode, dont 8 nouveaux. La série entame un tournant bien plus SF que fantastique.

Les équipes sont maintenant composées de quatre combattants. En combat, on choisis toujours trois personnages jouables, et le quatrième sera une sorte d’invocation nommée Striker. Comme un assist classique, le striker fera une attaque spécifique qui peut permettre de surprendre l’adversaire a tout moment : dans cet épisode tous les striker sont des personnages jouables, ce qui ne sera pas le cas dans le portage Dreamcast du titre qui rajoute une douzaine de personnages exclusifs a ce système, y compris certains d’autres séries (dont un obscur personnage exclusif d’un portage de Fatal Fury sur PS1).

Originellement, Kyo et Iori ne devaient pas apparaitre du tout, mais dû a la pression des fans lors des présentations test, ils furent rajoutés en tant que personnages bonus. Pour tirer profit du scénario de cette nouvelle saga, il y a également deux clones de Kyo (Kyo 1 et Kyo 2) qui reprennent ses coups des anciens jeux ce qui permet, dans la version Dreamcast, avec l’ajout d’un striker bonus « Kyo », de faire une team de 4 Kyos. Un autre striker exclusif a la Dreamcast est Syo Kirishima, le design prototype de Kyo avant que l’histoire autour d’Orochi soit adoptée. Ce qui nous fait un total de 5 Kyo dans le même jeu, youpi.

Il existe donc un portage « + » sur Dreamcast, The King of Fighters ’99 Evolution, qui rajoute pas mal de contenu et change certains aspects, comme des arènes en 3D. Dans tous les cas, le jeu est maintenant considéré comme un « entre deux », essayant des choses sans trop les maitriser, passant après le chef d’œuvre KOF 98 et KOF 2000 qui améliore tous les aspects du système de striker.


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